X. Délivrance de la culpabilité

L'Éveil du Rêve

X. Délivrance de la culpabilité

Tu es habitué à l’idée que l’esprit peut voir la source de la douleur là où elle n’est pas. Le douteux service d’un tel déplacement est de cacher la source réelle de la culpabilité, et de garder loin de ta conscience la pleine perception qu’elle est insane. Le déplacement est toujours maintenu par l’illusion que la source de la culpabilité, d’où l’attention est détournée, doit être vraie; et doit être apeurante, sinon tu n’aurais pas déplacé la culpabilité sur ce que tu croyais être moins apeurant. Tu es donc désireux de considérer toutes sortes de « sources », pourvu qu’il ne s’agisse pas de la source plus profonde avec laquelle elles n’ont absolument aucune relation réelle.


Les idées insanes n’ont pas de réelles relations, et c’est pourquoi elles sont insanes. Aucune relation réelle ne peut reposer sur la culpabilité, ou même en garder ne serait-ce qu’une tache qui puisse ternir sa pureté. Car toutes les relations que la culpabilité a touchées ne sont utilisées que pour éviter et la personne et la culpabilité. Quelles étranges relations tu as faites dans ce but étrange ! Et tu as oublié que les relations réelles sont saintes, et qu’elles ne peuvent pas du tout être utilisées par toi. Seul le Saint- Esprit les utilise, et c’est cela qui les rend pures. Si tu déplaces ta culpabilité sur elles, le Saint-Esprit ne peut pas les utiliser. Car en prenant d’avance à tes propres fins ce que tu aurais dû Lui donner, Il ne peut pas l’utiliser pour ta délivrance. Nul qui voudrait s’unir avec quiconque d’une quelconque manière pour son salut individuel ne le trouvera dans cette étrange relation. Il n’est pas partagé, donc il n’est pas réel.


Dans toute union avec un frère où tu cherches à lui imposer ta culpabilité, à la partager avec lui ou à percevoir la sienne, tu te sentiras coupable. Et tu ne trouveras pas non plus de satisfaction ni de paix avec lui, parce que ton union avec lui n’est pas réelle. Tu verras la culpabilité dans cette relation parce que tu l’as mise là. Il est inévitable que ceux qui ressentent de la culpabilité tentent de la déplacer, parce qu’ils croient certes en elle. Or bien qu’ils en souffrent, ils ne veulent pas regarder au-dedans et en lâcher prise. Ils ne peuvent pas connaître qu’ils aiment, et ils ne peuvent pas comprendre ce que c’est qu’aimer. Leur principale préoccupation est de percevoir la source de culpabilité à l’extérieur d’eux-mêmes, au-delà de leur contrôle.


Quand tu soutiens que tu es coupable mais que la source de ta culpabilité se trouve dans le passé, tu ne regardes pas au-dedans. Le passé n’est pas en toi. Tes bizarres associations au passé n’ont aucune signification dans le présent. Or tu les laisses se dresser entre toi et tes frères, avec qui tu ne trouves pas du tout de relations réelles. Peux-tu t’attendre à utiliser tes frères comme moyen de «résoudre» le passé, et les voir quand même tels qu’ils sont réellement? Le salut n’est pas trouvé par ceux qui utilisent leurs frères pour résoudre des problèmes qui ne sont pas là. Tu ne voulais pas le salut dans le passé. Voudrais-tu imposer tes vains souhaits au présent, tout en espérant trouver le salut maintenant ?


Détermine, donc, de n’être pas comme tu étais. N’utilise aucune relation pour t’accrocher au passé, mais nais à nouveau avec chacune d’elles chaque jour. Une minute, même moins, suffira pour te libérer du passé et pour remettre en paix ton esprit à l’Expiation. Quand chacun sera bienvenu de toi comme tu voudrais toi-même être bienvenu de ton Père, tu ne verras pas de culpabilité en toi. Car tu auras accepté l’Expiation, qui n’a pas cessé de luire en toi tandis que, rêvant de culpabilité, tu ne voulais pas regarder au-dedans pour ne pas la voir.


Aussi longtemps que tu crois que la culpabilité est justifiée de quelque façon que ce soit, en qui que ce soit et quoi qu’il fasse, tu ne regardes pas au-dedans, où toujours tu trouverais l’Expiation. La fin de la culpabilité ne viendra jamais tant que tu crois qu’elle a une raison. Car tu dois apprendre que la culpabilité est toujours totalement insane, et sans raison. Le Saint-Esprit ne cherche pas à dissiper la réalité. Si la culpabilité était réelle, l’Expiation ne le serait pas. Le but de l’Expiation est de dissiper les illusions et non pas d’en établir la réalité pour ensuite les pardonner.


Le Saint-Esprit ne garde pas les illusions dans ton esprit pour t’effrayer, ni pour démontrer, après t’avoir fait peur en te les montrant, de quoi Il t’a sauvé. Ce dont Il t’a sauvé a disparu. N’accorde aucune réalité à la culpabilité et n’y vois aucune raison. Le Saint-Esprit fait ce que Dieu voudrait qu’il fasse, et Il l’a toujours fait. Il a vu la séparation, mais Il connaît ce qu’est l’union. Il enseigne la guérison, mais Il connaît aussi ce qu’est la création. Il voudrait que tu voies et enseignes comme Il le fait, et par Lui. Or ce qu’il connaît, tu ne le connais pas, bien que cela t’appartienne.


Maintenant il t’est donné de guérir et d’enseigner, de faire ce qui sera maintenant. Et qui pourtant n’est pas maintenant. Le Fils de Dieu croit qu’il est perdu dans la culpabilité, seul dans un monde enténébré où la douleur le presse de toutes parts de l’extérieur. Quand il aura regardé au-dedans et vu là le rayonnement, il se rappellera combien son Père l’aime. Et il semblera incroyable qu’il ait jamais pu penser que son Père ne l’aimait pas et le regardait comme condamné. Dès l’instant que tu te rends compte que la culpabilité est insane, entièrement injustifiée et entièrement sans raison, tu ne crains pas de regarder l’Expiation et de l’accepter entièrement.


Toi qui as été sans miséricorde pour toi-même, tu ne te souviens pas de l’Amour de ton Père. Et comme tu regardes tes frères sans miséricorde, tu ne te souviens pas combien tu L’aimes. Or cela est vrai à jamais. Dans la paix qui rayonne en toi est la pureté parfaite où tu fus créé. Ne crains pas de regarder la belle vérité en toi. Regarde au-travers du nuage de culpabilité qui trouble ta vision et pose ton regard passé les ténèbres sur le saint lieu où tu verras la lumière. L’autel à ton Père est aussi pur que Celui Qui l’a élevé à Lui-même. Ce que le Christ voudrait que tu voies, rien ne peut le garder loin de toi. Sa Volonté est comme Celle de Son Père, et Il offre miséricorde à chaque enfant de Dieu, comme Il voudrait que tu le fasses.


Délivre de la culpabilité comme tu voudrais en être délivré. Il n’y a pas d’autre façon de regarder au-dedans et d’y voir la lumière de l’amour, brillant de la même constance et de la même certitude avec lesquelles Dieu Lui-même a toujours aimé Son Fils. Et Son Fils L’aime. Il n’y a pas de crainte dans l’amour, car l’amour est non coupable. Toi qui as toujours aimé ton Père, tu ne peux avoir peur, pour aucune raison, de regarder au-dedans et de voir ta sainteté. Tu ne peux pas être comme tu croyais être. Ta culpabilité est sans raison parce qu’elle n’est pas dans l’Esprit de Dieu, où tu es. Or cela est la raison, que le Saint-Esprit voudrait te rendre. Il voudrait n’enlever que les illusions. Et tout le reste, Il voudrait que tu le voies. Et dans la vision du Christ, Il voudrait te montrer la pureté parfaite qui est à jamais au-dedans du Fils de Dieu.


Tu ne peux pas entrer en relation réelle avec n’importe lequel des Fils de Dieu si tu ne les aimes pas tous, et tous également. L’amour n’est pas particulier. Si tu distingues une partie de la Filialité pour ton amour, tu imposes la culpabilité à toutes tes relations et tu les rends irréelles. Tu ne peux aimer que comme Dieu aime. Ne cherche pas à aimer différemment de Lui, car il n’y a pas d’amour à part du Sien. Jusqu’à ce que tu reconnaisses que cela est vrai, tu n’auras aucune idée de ce qu’est l’amour. Nul ne peut se voir lui-même non coupable et dans la paix de Dieu qui condamne un frère. S’il est non coupable et en paix et qu’il ne le voit pas, c’est qu’il délire et qu’il ne s’est pas regardé luimême. À lui, je dis :


Contemple le Fils de Dieu, regarde sa pureté et sois calme.
En quiétude, regarde sa sainteté et rends grâce à son Père
de ce qu’aucune culpabilité ne l’a jamais touché.


Aucune illusion que tu lui as jamais reprochée n’a touché son innocence en aucune façon. Sa pureté rayonnante, entièrement intouchée par la culpabilité et entièrement aimante, brille audedans de toi. Regardons-le ensemble et aimons-le. Car dans l’amour de lui est ta non-culpabilité. Mais regarde-toi, et la joie et la reconnaissance pour ce que tu vois banniront à jamais la culpabilité. Je Te rends grâce, Père, de la pureté de Ton très saint Fils, que Tu as créé à jamais non coupable.


Comme toi, ma foi et ma croyance sont centrées sur ce qui est mon trésor. La différence, c’est que j’aime seulement ce que Dieu aime avec moi; et à cause de cela, bien au-delà de l’estime que tu te portes à toi-même, et jusqu’à la valeur que Dieu a placée en toi, tu es mon trésor. J’aime tout ce qu’il a créé et à cela j’offre toute ma foi et ma croyance. Ma foi en toi est aussi forte que tout l’amour que je donne à mon Père. Ma confiance en toi est sans limite, et sans la crainte que tu ne m’entendes pas. Je rends grâce au Père de ta beauté, et des nombreux dons que tu me permettras d’offrir au Royaume en l’honneur de son entièreté qui est de Dieu.


Loué sois-tu qui rends le Père un avec Son Propre Fils. Seuls nous sommes tous humbles, mais ensemble nous brillons d’un éclat si intense qu’aucun de nous ne pourrait même y penser seul. Devant le glorieux rayonnement du Royaume, la culpabilité fond et, transformée en bonté, n’est plus jamais ce qu’elle était. Chacune des réactions que tu ressens sera tellement purifiée qu’elle conviendra pour être un hymne à la louange de ton Père. Ne vois que Sa louange dans ce qu’il a créé, car Il ne cessera jamais de te louer. Unis dans cette louange, nous nous tenons devant les portes du Ciel où nous entrerons sûrement en notre impeccabilité. Dieu t’aime. Pourrais-je, donc, manquer de foi en toi et L’aimer parfaitement?

Merci!

Namhâ