V. LE RÊVE HEUREUX

L'Éveil du Rêve

V. LE RÊVE HEUREUX

Prépare-toi maintenant à ce que soit défait ce qui n’a jamais été. Si tu comprenais déjà la différence entre la vérité et l’illusion, l’Expiation n’aurait pas de signification. L’instant saint, la relation sainte, l’enseignement du Saint-Esprit et tous les moyens par lesquels le salut est accompli n’auraient pas de but. Car ce ne sont tous que des aspects du plan pour changer tes rêves de peur en rêves heureux, desquels tu t’éveilles aisément à la connaissance. Ne te mets pas en charge de cela, car tu ne sais pas distinguer entre avancer et retraiter. Certaines de tes plus grandes avancées, tu les as jugées comme des échecs, et certaines de tes plus profondes retraites, tu les as considérées comme des succès.


Ne t’approche jamais de l’instant saint après avoir essayé d’enlever toute peur et toute haine de ton esprit. Cela est sa fonction. Ne tente jamais de passer sur ta culpabilité avant de demander l’aide du Saint-Esprit. Cela est Sa fonction. Ton rôle est seulement de Lui offrir un petit désir de Le laisser enlever toute peur et toute haine, et d’être pardonné. Sur ta petite foi, jointe à Sa compréhension, Il bâtira ton rôle dans l’Expiation tout en S’assurant que tu le rempliras aisément. Avec Lui tu bâtiras une échelle plantée dans le roc solide de la foi et s’élevant jusqu’au Ciel. Or tu ne l’utiliseras pas pour monter seul jusqu’au Ciel.


Par ta relation sainte, née à nouveau et bénie en chaque instant saint que tu n’arranges pas, des milliers monteront avec toi jusqu’au Ciel. Peux-tu planifier cela? Ou pourrais-tu te préparer toi-même pour une telle fonction? Or cela est possible parce que c’est la Volonté de Dieu. Et Il ne changera pas d’Esprit là-dessus. Les moyens et le but Lui appartiennent tous deux. Tu as accepté l’un; l’autre sera fourni. Un tel but, sans les moyens, est inconcevable. Il fournira les moyens à quiconque partage Son but.


Les rêves heureux se réalisent, non pas parce que ce sont des rêves mais seulement parce qu’ils sont heureux. Ainsi ils doivent être aimants. Leur message est : «Que Ta Volonté soit faite», et non : «Je veux que ce soit différent.» L’alignement des moyens sur le but est une entreprise qu’il t’est impossible de comprendre. Tu ne te rends même pas compte que tu as accepté pour tien le but du Saint-Esprit, et tu n’apporterais que des moyens non saints pour qu’il s’accomplisse. Tout ce qui est requis pour recevoir les moyens et les utiliser, c’est la petite foi qu’il a fallu pour changer le but.


Ce n’est pas un rêve que d’aimer ton frère comme toi-même. Ta relation sainte n’est pas un rêve non plus. Tout ce qui reste de rêve en elle, c’est qu’il s’agit encore d’une relation particulière. Or elle est très utile au Saint-Esprit, Qui a ici une fonction particulière. Elle deviendra le rêve heureux par lequel Il pourra répandre la joie sur les milliers et les milliers qui croient que l’amour est peur et non bonheur. Laisse-Le remplir la fonction qu’il a donnée à ta relation en l’acceptant pour toi, et rien ne manquera qui en ferait ce qu’il voudrait qu’elle soit.


Quand tu sens que quoi que ce soit menace la sainteté de ta relation, arrête-toi immédiatement et offre au Saint-Esprit le désir, malgré la peur, de Le laisser échanger cet instant contre l’instant saint que tu préférerais avoir. Il n’échouera jamais en cela. Mais n’oublie pas que ta relation est une; ainsi ce doit être que tout ce qui menace la paix de l’un est une égale menace pour l’autre. Le pouvoir de se joindre à sa bénédiction réside dans le fait qu’il est maintenant impossible à toi comme à ton frère de ressentir la peur seul, ou d’essayer de s’en occuper seul. Ne crois jamais que cela soit nécessaire ou même possible. Or de même que cela est impossible, de même il est impossible que l’instant saint vienne à l’un des deux sans l’autre. Et il viendra aux deux à la requête de l’un ou de l’autre.


Celui qui est le plus sain d’esprit au moment où la menace est perçue devrait se rappeler combien sa dette est grande envers l’autre, et tout ce qu’il lui doit de gratitude, tout en se réjouissant de pouvoir s’acquitter de cette dette en apportant le bonheur aux
deux. Qu’il se souvienne de cela, et qu’il dise :

Je désire cet instant saint pour moi-même, afin de le partager avec mon frère, que j’aime.
Il n’est pas possible que je l’aie sans lui, ni qu’il l’ait sans moi. Or il nous est entièrement possible de le partager maintenant. Ainsi je choisis cet instant pour celui que j’offre au Saint- Esprit, afin que Sa bénédiction descende sur nous et nous garde tous deux en paix.

Merci!!

Namhâ