LE CURRICULUM DU ST-ESPRIT

L'Éveil du Rêve

LE CURRICULUM DU ST-ESPRIT

I. Le jugement du Saint-Esprit


Il t’a été dit de ne pas rendre l’erreur réelle, et la façon de le faire est très simple. Si tu veux croire en l’erreur, tu dois la rendre réelle parce qu’elle n’est pas vraie. Mais la vérité est réelle en elle-même, et pour croire en la vérité tu n’as rien à faire. Comprends bien que tu ne réponds pas directement à quoi que ce soit, mais à l’interprétation que tu en donnes. Ainsi, ton interprétation devient la justification de ta réponse. C’est pourquoi il est hasardeux pour toi d’analyser les motifs d’autrui. Si tu décides que quelqu’un essaie réellement de t’attaquer, de te déserter ou de t’asservir, tu répondras comme s’il l’avait réellement fait, ayant rendu son erreur réelle pour toi. En interprétant l’erreur, tu lui donnes un pouvoir; et ayant fait cela, tu passeras sur la vérité.


L’analyse des motivations de l’ego est très compliquée, très obscurcissante, et jamais sans implication de ton propre ego. Tout le processus est une tentative claire et nette pour démontrer ta propre aptitude à comprendre ce que tu perçois. Cela se voit par le fait que tu réagis à tes interprétations comme si elles étaient correctes. Peut-être alors contrôles-tu tes réactions au niveau du comportement, mais pas des émotions. Ce qui évidemment serait une division ou une attaque contre l’intégrité de ton esprit, dressant deux niveaux en lui l’un contre l’autre.


Il y a une seule interprétation des motivations qui ait le moindre sens. Et parce que c’est le jugement du Saint-Esprit, cela ne requiert absolument aucun effort de ta part. Toute pensée aimante est vraie. Tout le reste est un appel à la guérison et à l’aide, quelque forme qu’il prenne. Quelle justification peut-il y avoir pour quiconque répond avec colère à l’appel à l’aide d’un frère ? Aucune réponse n’est appropriée, sauf le désir de la lui donner, car c’est cela et seulement cela qu’il demande. Offre-lui quoi que ce soit d’autre et tu t’arroges le droit d’attaquer sa réalité en l’interprétant comme bon te semble. Le danger que cela représente pour ton propre esprit n’est peut-être pas encore pleinement apparent. Si tu crois qu’un appel à l’aide est autre chose, c’est à autre chose que tu réagiras. Ta réponse sera donc inappropriée à la réalité telle qu’elle est, mais pas à ta perception d’elle.


Il n’y a rien qui t’empêche de reconnaître tous les appels à l’aide exactement pour ce qu’ils sont, sauf ton propre besoin imaginaire d’attaquer. C’est seulement cela qui te rend désireux de te lancer dans d’interminables «batailles» avec la réalité, dans lesquelles tu nies la réalité du besoin de guérison en le rendant irréel. Tu ne ferais pas cela si ce n’était de ton indésir d’accepter la réalité telle qu’elle est, que tu te caches à toi-même conséquemment.


C’est sûrement un bon conseil de te dire de ne pas juger ce que tu ne comprends pas. Nul n’est un témoin fiable qui a un investissement personnel, car la vérité pour lui est devenue ce qu’il veut qu’elle soit. Si tu es indésireux de percevoir un appel à l’aide pour ce qu’il est, c’est parce que tu es indésireux de donner de l’aide et d’en recevoir. Manquer de reconnaître un appel à l’aide, c’est refuser l’aide. Maintiendrais-tu que tu n’en as pas besoin? C’est pourtant ce que tu maintiens quand tu refuses de reconnaître l’appel d’un frère, car ce n’est qu’en répondant à son appel que tu peux être aidé. Nie-lui ton aide et tu ne reconnaîtras pas la Réponse de Dieu pour toi. Le Saint-Esprit n’a pas besoin de ton aide pour interpréter les motivations, mais toi tu as besoin de la Sienne.


La seule réponse appropriée à ton frère est de l’apprécier. La gratitude lui est due à la fois pour ses pensées aimantes et pour ses appels à l’aide, car les deux sont capables de te faire prendre conscience de l’amour si tu les perçois véritablement. Or toute la tension que tu ressens vient de tes tentatives pour ne pas faire justement cela. Comme il est simple, donc, le plan de Dieu pour le salut. Il y a une seule réponse à la réalité, car la réalité n’évoque absolument aucun conflit. Il y a un seul Enseignant de la réalité, Qui comprend ce qu’elle est. Il ne change pas d’Esprit sur la réalité parce que la réalité ne change pas. Bien que tes interprétations de la réalité soient in-signifiantes en ton état divisé, les Siennes restent constamment vraies. Il te les donne parce qu’elles sont pour toi. Ne tente pas d’« aider » un frère à ta façon, car tu ne peux pas t’aider toi-même. Mais entends son appel à l’Aide de Dieu et tu reconnaîtras ton propre besoin du Père.


Tes interprétations des besoins de ton frère sont ton interprétation des tiens. En donnant de l’aide, tu en demandes; et si tu perçois un seul besoin en toi, tu seras guéri. Car tu reconnaîtras la Réponse de Dieu telle que tu La veux, et si tu La veux en vérité, Elle sera tienne véritablement. Chaque appel auquel tu réponds au Nom du Christ rapproche de ta conscience le souvenir de ton Père. Par égard pour ton propre besoin, donc, entends chaque appel à l’aide pour ce qu’il est, afin que Dieu puisse te répondre.


En appliquant d’une manière de plus en plus constante l’interprétation que donne le Saint-Esprit des réactions d’autrui, tu prendras conscience de plus en plus que Ses critères s’appliquent également à toi. Car il ne suffit pas de reconnaître la peur pour en échapper, bien que la re-connaissance soit nécessaire pour démontrer le besoin d’en échapper. Le Saint-Esprit doit encore traduire la peur en vérité. Si tu étais laissé avec la peur, une fois que tu l’as reconnue, tu aurais fait un pas qui t’éloigne de la réalité plutôt que de t’en rapprocher. Or nous avons maintes fois insisté sur le besoin de reconnaître la peur et de la regarder en face, sans fard, comme d’une étape cruciale dans le processus par lequel l’ego est défait. Considère alors comment l’interprétation que donne le Saint-Esprit des motifs d’autrui te servira bien. En t’enseignant à n’accepter que les pensées aimantes en autrui et à considérer tout le reste comme un appel à l’aide, Il t’a enseigné que la peur même est un appel à l’aide. Voilà ce que reconnaître la peur signifie réellement. Si tu ne la protèges pas, Il la réinterprétera. C’est le suprême avantage d’apprendre à percevoir l’attaque comme un appel à l’amour. Nous avons déjà appris que la peur et l’attaque sont inévitablement associées. S’il n’y a que l’attaque qui produise la peur, et si tu vois l’attaque comme l’appel à l’aide qu’elle est, l’irréalité de la peur doit commencer à se faire jour en toi. Car la peur est un appel à l’amour, ce qui était nié étant reconnu inconsciemment.


La peur est un symptôme de ton propre profond sentiment de perte. Si tu apprends à suppléer la perte quand tu la perçois en autrui, la cause fondamentale de la peur est enlevée. Par là tu t’enseignes que la peur n’existe pas en toi. Le moyen de l’enlever est en toi, et tu l’as démontré en le donnant. La peur et l’amour sont les seules émotions dont tu es capable. L’une est fausse, car elle a été faite à partir du déni; et l’existence même du déni dépend de la croyance en ce qui est nié. En interprétant correctement la peur comme l’affirmation positive de la croyance sousjacente qu’elle masque, tu sapes son utilité perçue en la rendant inutile. Des défenses qui ne fonctionnent pas sont automatiquement abandonnées. Si tu élèves ce que la peur dissimule jusqu’à la prédominance la plus claire et nette et sans équivoque, la peur devient in-signifiante. Tu as nié son pouvoir de dissimuler l’amour, ce qui était son seul but. Le voile que tu as tiré sur le visage de l’amour a disparu.


Si tu veux voir l’amour, qui est la réalité du monde, comment pourrais-tu faire mieux que de reconnaître, dans chaque défense contre lui, l’appel sous-jacent pour lui? Et comment pourrais-tu mieux apprendre ce qu’est sa réalité qu’en répondant à cet appel en le donnant? Le Saint-Esprit donne de la peur une interprétation qui la dissipe, car la conscience de la vérité ne peut pas être niée. C’est ainsi que le Saint-Esprit remplace la peur par l’amour et traduit l’erreur en vérité. Et c’est ainsi que tu apprendras de Lui comment remplacer ton rêve de séparation par le fait de l’unité. Car la séparation n’est que le déni de l’union; correctement interprétée, elle témoigne de ta connaissance éternelle que l’union est vraie.

Merci!

Namhâ