Vipassana

Je suis allé vivre cette expérience deux fois et si vous voulez apprendre à méditer, c’est le bootcamp de la méditation, ça dure 10 jours et vous vivez là, une expérience que vous n’oublierez jamais. Ils ont ouvert un nouveau centre dans les environs de Montebello et il y en a un autre à Sutton. Ils ont un site internet Vipassana et toutes les informations sont là, si jamais ça vous intéresse.

Les règlements pendant le séjour, quand j’y suis allé, aucune lecture ou écriture, on ne parle pas, il y a quelques enseignements, qui sont donné le matin et le soir, le silence en tout temps, aucune communication avec l’extérieur pour se concentrer sur cette expérience et plusieurs heures de méditation d’une heure à la fois pendant toute la journée qui commence à quatre heures du matin et le coucher à 9-10 heure. La méditation est de se concentrer que sur le corps un balayage interne de la tête jusqu’au pied et on remonte et redescend ainsi de suite et cela sans-aide du mental et apprendre à le faire sans bouger.

Cela prend environ 60 heures pour arriver à le faire, en tout cas moi c’est le temps que ça m’a pris. J’avais environ 36 ans à ce moment-là et je vivais un sevrage de cigarette, car on ne peut pas fumer là-bas, croyez moi j’ai eu tout un clean up intérieur d’émotions les peurs sont remonté à surface, mais je me sentais en sécurité, le silence aidant je faisais face à mes dragons comme une guerrière courageuse, j’ai pleuré, j’ai ri, au bout du cinquième jour, eh oui je me rappelle de tout ces détails, car quand on ne lit pas, qu’on n’entend pas de conversation, qu’on écrit pas et qu’on médite 11 heures par jour, le mental ce vide et j’ai compris pourquoi on vient fou et stressé avec tout ce bruit et information à outrance avec la télé, le blabla inutile intérieur et extérieur de tous les jours, comment notre tête devient loader si on n’arrête pas, à nous en rendre malade. La nuit quand je rêvais je comprenais tous mes rêves tout était clair, le repos du babillage du mental ça c’est des vrais vacances que tu te rappelle de tout, et pendant ce séjour j’ai vu clairement tout ce qui me faisait souffrir dans ma vie, surtout la souffrance que je m’infligeais à moi-même. Non ce n’est pas comme un  » car wash « , c’est certain qu’en revenant en auto sur le chemin du retour je me suis senti comme sortir d’un « car wash ». Mais le quotidien revient vite au galop et on essaie de reproduire ce que l’on a vécu, la vie de moine. Et c’est là que continue la vie avec de nouvel outils disponible, quand on s’éloigne par le bruit et le babillage incessant du mental avec ces histoires à plus finir et les peurs qui reviennent au galop du passé et du futur, on s’arrête un moment et on se rappelle de retourner dans l’univers du corps et du silence, se reposer dans les bras éternels de notre être, de qui nous sommes.

Moi, personnellement, je dis que j’ai guérit des blessures profondes pendant mon séjour là-bas, c’est souvent après quelques années que l’on en prend conscience. La vie qui nous vit prend bien soin de nous, elle met sur notre chemin les gens et les expériences dont nous avons besoin au bon moment, ici et maintenant.

Je la remercie de tout mon corps et mon âme, d’avoir mis cette expérience vipassana sur mon chemin.

À bientôt,

Namhâ

Les paroles

Les paroles ont un pouvoir extraordinaire et même magique, elles peuvent créer, édifiés, réconfortés, guérir, aimer, encourager, faire rire, faire réfléchir, adoucir les coeurs les plus endurcis. Mais les paroles peuvent aussi détruire. Je vais vous donner un exemple d’une maman très bonne qui aimait beaucoup sa fille, mais une journée qui avait été très difficile au travail et exténuante, elle est arrivée à la maison avec un gros mal de tête, sa fille de 4 ans sautait de joie et chantait. Elle était heureuse, elle ne savait pas que maman ne se sentait pas bien. La mère se sentant agressé par le bruit que sa fille faisait qui accentuait son mal de tête, lui criait; arrête de chanter tu me casse la tête! eh bien la petite fille n’a jamais rechantée, pensant qu’elle ne chantait pas bien. Ce n’est qu’à l’âge de 30 ans qu’elle a décidé de chanter à nouveau dans une chorale. On a tous des histoires comme celle-ci que nous avons vécu et que nous avons aussi fait à ceux que nous aimons le plus . Les paroles sont magiques , de la magie noire qu’on se jette des sorts; ayoye t’es ben grosse, t’as l’air folle, t’es un loser, tu n’es pas une bonne mère, tu es un bon à rien, tu ne feras jamais rien de bon et ainsi de suite. Tous ces sorts ne peuvent être désactiver que par des paroles d’amour et positive que l’on se donne à soi-même et surtout se pardonner ainsi que pardonner à ceux qui nous ont blessé par leur inconscience, car eux aussi ont été blessés par d’autres qui ont été blessés à leur tour. Ces paroles ont leur a donné notre accord en s’identifiant à elles et en les prenant personnelles. Nous attirons des gens et des situations qui confirment ces paroles et nous agissons même comme ces paroles le dictaient.

Alors, si les paroles sont aussi puissante pourquoi ne pas s’en servir pour s’autoguérir et réparé les dégâts que l’égo (le juge) et le corps de souffrance (la victime) ont fait dans notre psyché. Et de se mettre d’accord que maintenant je vais pratiquer la parole aimante par la répétition tout comme j’ai appris à lire, écrire, parler, c’est par la répétition que j’ai apprise ainsi que par la persévérance et si je fais encore de la magie noire en me lançant des paroles du juge de la victime, je me pardonne et me relève en pratiquant la parole de la vérité qui est basée sur l’amour ma vraie essence.

Les paroles peuvent créer l’enfer ou le paradis, c’est à nous de choisir.

Namhâ

Ce n’est pas personnelle

Quoi qu’il arrive, ne prenez rien de personnelle, je dis bien, rien. Même le pire crime contre vous, ainsi que la voix dans votre tête qui vous dit plein de choses négatif qui essai juste de détruire par des paroles destructrices, qui vous fait sentir dépressif comme de l’ apitoiment, comme si vous étiez en enfer. Ça c’est la réaction que peut avoir l’égo quand tout d’un coup vous réalisez que tout ce qui vous est arrivé dans la vie n’était pas personnelle et que tout ce qui est arrivé dans votre vie vous l’aviez pris personnellement et que justement c’est cela qui vous a trainer en enfer. L’égo ne veut pas que vous lâchier vos histoires de guerres du passé, vos  expériences blessantes qui ont tournés au traumatisme à cause que vous vous êtes identifié à elles, vous l’avez pris personnelle. Ce que vos parents, frères et soeurs, oncles, tantes, professeurs, médecins, étrangers, ami(es), conjoint(e) ou ennemis ont pu dire ou faire , n’est en aucun cas personnelle, même les belles expériences et les jours extrêmements extraordinaire ne sont pas personnelle. Tout ça est un point de vue  qui peut paraître très égocentrique, car tout tourne autour de nous. Quand nous savons qui nous sommes vraiment, le « JE SUIS » divin, eh bien ce qu’on nous dis ou fait de bien ou de mal on est aucunement affecter, donc on ne réagit pas, donc ne rempire pas les situations par des suppositions et des paroles destructrices. Je sais, c’est pas facile de prendre conscience de cela mais dans mon cas je sais que c’est l’égo qui se débat, car il a peur de disparaitre, de mourir, de ne plus avoir le contrôle et de pouvoir sur moi en m’emportant avec lui dans son enfer.

Vous savez quand on ne prend plus rien de personnelle, sur ce que les autres nous disent ou font, on ne se fait plus souffrir, et même si c’est de beaux compliments ce n’est pas personnelle non plus. L’important dans tout cela c’est de savoir qui nous sommes, et rien ne peut défaire cela si on le veux pas.

Alors, on se met d’accord que quoi qu’il arrive on ne prend rien de personnelle, on pratique et avec la répétition cela fera parti de nous. On vient de diminuer beaucoup de souffrance en nous et autour de nous. Car on devient moins sur la défensive ou l’offensive. Cela diminue les conflits. En apprenant aussi à se ramener dans le moment présent, on débarque de l’égo qui se débat comme un enrager on le laisse faire sa ptite crise sans le prendre personnelle encore une fois, et on continue d’écouter les petits oiseaux.

À bientôt !

Namhâ

Suppositions

Ah! Combien de fois fait ont des suppositions sur ce que les autres peuvent penser de nous et sur ce qui pourrait arriver si ceci ou cela se produisait. Les inquiétudes, les peurs, les tensions qui en découlent. La peur de ne pas être aimé si je m’exprime, si je pose la question, si je dis non. Les suppositions ne font rien de bons, au lieu d’en faire on a qu’à poser la question pour vraiment savoir ce qui en est, cela met les choses au clair. Cette habitude de faire des suppositions viens de la domestication, où c’est mieux de ne pas poser de questions, ou d’exprimer ce que l’on a à dire, ou d’être qui nous sommes, de ne jamais dire non, de ne pas faire de vague, de ne pas défaire les règles, sinon!

En couple, c’est la même chose on voudrait que notre conjoint devine ce que l’on aime ou pas. On suppose qu’il devrait savoir, deviner. Avec nos enfants c’est la même chose, ils devraient savoir que je suis fatigué, que je n’ai pas le temps de faire ceci et cela, que je veux ceci et cela. S’exprimer et poser les questions avec des paroles de la magie blanche, je veux dire avec amour. Quand on est en colère, frustrer donc agiter on est mieux de se retirer le temps de calmer la tempête pour ne pas jeter des sorts par nos paroles. On ce calme et après on parle et on écoute, vraiment, aussi l’autre ce qu’il y a à dire. Alors, souvent on s’aperçoit que nos suppositions étaient fausse ou en partie. Des suppositions sont comme des scénarios qui se font à la vitesse de l’éclair dans notre tête, c’est très important d’apprendre à les maîtriser, jusqu’à ce qu’on apprenne à ne plus faire de suppositions sur qui ou quoi que ce soit. Y a aussi beaucoup de médisance, de jugements envers soi-même et envers les autres quand on fait des suppositions. Des rancunes, des séparations, des guerres, des meurtres, des crimes de toutes sortes sont faites sur des suppositions, sur des scénarios dans notre tête.

Donc c’est avec la pratique, la répétition que l’on va apprendre à ne pas faire de suppositions, c’est avec la pratique et la répétition que l’on va apprendre à communiquer clairement, sans avoir peur de dire les choses. L’amour envers soi-même va grandir et on pourra le rependre autour de nous. Dans l’fond quand on fait des suppositions, c’est que l’on a peur de s’exprimer par peur de perdre, d’être rejeté ou abandonner, on dirait bien un restant de la domestication. Le juge (l’ego) la victime (le corps de souffrance). La peur. Alors ? On choisi l’amour ou la peur ?

Nous sommes des êtres d’amour, c’est notre vraie nature, c’est pour cela qu’on est bien dans l’amour et si mal-à-l’aise dans tout ce qu’il l’est pas.

À bientôt !

Namhâ

Faire de son mieux

Alors, avec ces trois nouvelles perceptions; des paroles bienveillantes, que quoi qu’il arrive je ne prends rien de personnelle, que je ne fasse aucune supposition et qu’avec la pratique de ces nouvelles perceptions, que je fasse de mon mieux. Ce n’est pas facile parce que l’on a appris à faire tout à fait le contraire. Donc comme toute apprentissage, c’est avec la pratique, la répétition, on peut se mettre de petits papiers de ces nouvelles perceptions un peu partout dans la maison et l’écrire dans notre journal intime, moi je l’ai écrit comme ça; Cher Dieu Déesse, que ma parole soit impeccable, que quoi qu’il arrive je ne prends rien de personnelle, que je ne fasse aucune supposition et qu’en pratiquant ces nouvelles perceptions, que je fasse de mon mieux. Merci.

Il y a des jours où cela sera facile et d’autres moins, on va encore s’échapper dans des paroles blessantes, on va encore prendre les choses personnelles, on va encore faire des suppositions mais, on va en être conscient et on va faire de notre mieux la prochaine fois. On va s’en apercevoir après l’avoir fait, ou pendant qu’on le fait et à certain moment,  juste avant. C’est correct c’est avec la pratique que cela va devenir une seconde nature comme on dit. Tout cela sans punitions ni récompenses. Seulement par amour pour soi-même et les autres. Il y aura de la résistance, car l’ego n’aime pas ça du tout, car il adore les conflits. On revient dans le moment présent, on se repose dans la conscience, on se laisse bercer dans les bras éternels de la sagesse de la vérité et de la beauté. Notre essence.

À bientôt!

Namhâ